Pour eux les banlieusards, ca évoque le poison,
Va comprendre les jeunes d'aujourd'hui perdent souvent la raison,
Certains se sentent menacés, enlacés par la trahison,
Mais d'après les élus on serait en voie de guérison,
Personne vit pour soit c'est le problème, influencés,
de religions et de couleurs, ce pays est métissé,
Depuis tant d'années vas y regarde moi en face et,
Tu vois ma peau, sans nous la France serait déjà effacée,
Ya un truc qu'ils oublient c'est le verbe respecter,
Ils savent pas le conjuguer donc j'me dois d'insister,
Et résister à leur haine ils nous traitent d'assistés,
Mais de ce pays on a qu'la nationalité,
J'ai beau chercher du taf et je matte les petites annonces,
J'en ai marre des mêmes réponses mais jamais je renonce,
J'y vais de bon c½ur mais c'est dans le mur que je fonce,
De béton, j'suis béton j'men fou j'me relève j'le défonce,
REFRAIN :
Depuis mai 68 le gouvernement prend la fuite
4O ans de mouvements mais peu de changements
Maintenant comment faire pour éviter une autre crise,
il suffit de bien choisir sa mise
En France tu peux être sûr, ou ca passe ou ca casse,
Entretien sur entretien on te juge sur ta face,
J'ai pas l'profile qu'il faut mais surtout pas la même race,
Franchement j'me lasse mais dites moi ou est ma place,
Ils croient que ca me fait plaiz de galérer dans ma vie,
On est nombreux à subir d'une nation les ce-vi,
A mon avis, on est loin de combler toutes nos envies,
Alors j'passe mes jours, je télécharge en point avi,
J'suis certain qu'un jour on pourra trouver leur faiblesse,
Je ne cesse d'y croire mais j'reste un peu en stress,
Ils nous laissent nous délaissent, et toujours sans finesse,
J'aurai pu m'appeler Edouard mais j'm'appelle Elyes,
REFRAIN
Les élections arrivent là ils savent ou nous trouver,
Faut croire que les cousins sont justes là pour en baver,
Là j'suis gavé ! Crise pas quand tu te reçois des pavés,
Yen a assez, trop de merdes, vous même vous savez,
Attend, attend, tu sais pas qui j'ai croisé a Saint-Denis,
Aujourd'hui, j'ai failli embrasser la folie,
Bayrou à Saint-Denis c'est comme Le Pen au Mali,
Ca serait le kiff, mais on sait tous qu'ils le font blraini,
Jusqu'à cet instant j'attends toujours d'avoir ma chance,
J'ai zappé que j'suis né ici dans un pays qui s'appel France,
Sans confiance, j'garde les yeux ouverts en mode méfiance,
Quoi que tu fasses ici les gens vont jamais dans ton sens,
J'connais pas l'avenir mais je sais que j'ai un destin,
J'veux briser ces crétins moi j'carbure a l'instinct,
Trop de baratin, ils nous prennent trop tous pour des pantins,
On est atteins pourquoi parce qu'on n'a pas le même teint.
REFRAIN